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Saint Bonnet (Bonet)



Dernière mise à jour
le 18/11/2019

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VitrailBaie numéro 14
Fête 19 janvier, fête locale
Naissancevers l'an 623
Mortvers l'an 710
Fonction évêque de Clermont (29e)
Saints contemporains
NomNaissanceMortFonction
saint Amé de Sion, Aimé de Sion29/04/690
sainte Anstrude688
saint Claude699évêque de Besançon
saint Eloi660
saint Ennemond, Chaumond663
saint Léger679évêque d'Autun
saint Ouen684évêque de Rouen
saint Ragnebert, Rambert13/06/680
saint Sigisbert III, Sigebert III656roi d'Austrasie
saint Villebaud, Bourbas, Vulbas660
saint Remaclevers l'an 664évêque de Stavelot
saint Prix, Preils, Priest, Projectus, Projet25/01/670évêque de Clermont (27e)
saint Genès, Genet03/06/662évêque de Clermont (24e)
saint Amand589vers l'an 671
saint Lambert de Maastrichtvers l'an 636705
saint Dagobert, Dagobert IIvers l'an 652679roi d'Austrasie
saint Hippolytevers l'an 68620/11/769évêque de Belley
abbé de Condat (15e)
Hommes contemporains
NomNaissanceMortFonction
Ebroïn 684
Erehinoalde vers l'an 660
Clovis II 635 31/10/657 roi de Neustrie

Un moine de Manglieu fit un récit de son histoire vers 715.

Bonet ou Bonnet, auvergnat de naissance, naquit vers 623 dans une famille d’anciens sénateurs romains. Il fit des études remarquables pour l’époque dans les disciplines suivantes : grammaire, droit et sans doute rhétorique. Il se préparait ainsi à une carrière à la cour du Roi. Il servit comme échanson auprès de Sigisbert III et de Thierry III et devint préfet de Marseille vers 677. Il géra la Ville avec beaucoup d’humanité, s’opposant au commerce des esclaves. Il combattit l’esclavage autant qu’il le put dans la région placée sous son autorité. Il pratiquait un ascétisme sévère.

Son frère, Avit II, était alors évêque de Clermont. Sentant venir sa fin, Avit II proposa son frère pour lui succéder et obtint l’accord du Roi pour cette nomination épiscopale. Avit II mourut rapidement et Bonet devint évêque de Clermont à la fin de l’année 690.

Il continua à vivre pauvrement en jeûnant plusieurs jours par semaine. Sa nomination obtenue grâce à l’intervention de son frère lui posa un problème de conscience, si bien qu’il démissionna en 700 sur les conseils de saint Théau et se retira à l’abbaye de Manglieu situé aujourd’hui dans le Puy-de-Dôme.

Il entreprit le pèlerinage de Rome. Passant par Lyon, il éteignit un conflit entre l’Évêque et le duc des Burgondes, puis poursuivit son chemin jusqu’à Rome. La légende rapporte qu’en chemin il racheta de nombreux captifs pour les libérer. À son retour, il s’installa au monastère de l’Ile-Barbe près de Lyon, où il mourut le 15 janvier 709.

Inhumé à Lyon, son corps fut transféré à Clermont 11 ans plus tard. L’immense procession qui suivit la dépouille de l’Évêque, le long de la voie aquitaine, fit une première étape à l’emplacement du lieu-dit Saint-Bonnet-le-Froid. La chapelle dans laquelle fut déposé son corps, incendiée sous la Révolution, fut reconstruite grâce au philosophe Antoine Blanc de Saint-Bonnet. Trente-neuf localités en France, situées principalement en Auvergne, se sont placées sous son patronage. Dans le diocèse du Puy, il est le saint patron des églises de Lubilhac et de Saint-Bonnet-le-Froid. En Savoie, à Sainte- Marie-d'Alvey, il y avait une chapelle vouée à la vénération de ce saint et un sanctuaire, lieu de pèlerinage, qui menaçait ruine sous la Révolution. Il est le saint patron des potiers.

SourcesNominis