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L'église Notre Dame de l'Assomption de Chaneins



Dernière mise à jour
le 18/11/2019

Plan du site

Histoire

Liens entre l'église de Chaneins er le prieuré de Neuville-les-Dames

Placée sous le vocable de Notre-Dame de l'Assomption, cette église, mentionnée dès 1234, dépendait du prieur de Neuville-les-Dames.

L'État des Charges du Prieuré et Chapitre de Neuville les Dames établi le 16 juillet 1755 contient :

Lors de la remise de la bulle de sécularisation du Chapitre de Neuville-les-Dames, il est demandé :
« Enfin si Son Eminence voulait agréer de la part du Chapitre, le droit de collation de la Cure de Chaneins en Dombes, qui est à la nomination des Dames Capitulantes, par échange avec le droit de nomination à la Cure de Neuville, qui appartient à Sadite Eminence, le Chapitre y trouverait l'avantage de se choisir un Curé ; que si cet échange convient à Sadite Eminence, lesdites Dames en passseront Acte quand il le jugera à propos. »

En réponse il est écrit :
« CONSENT ledit Promoteur, en conséquence des offres faites par les Dames Prieure et Chanoinesses du Chapitre de Neuville, lesdites offres contenues dans le Procès-verbal dudit Sieur Commissaire, sur l'échange du droit de Patronnage de la Cure de Chaneins en Dombes, dont jouissent lesdites Dames, avec celui de la Cure de Neuville les Dames, dont jouit le Seigneur Archevêque de Lyon ; que les Doyenne, Chanoinesses, et Chapitre de Neuville les Dames, nomment et présentent à l'avenir à la Cure de Neuville les Dames en Bresse ; et les Seigneurs Archevêques de Lyon nomment et confèrent celle de Chaneins en Dombes. »

Différend avec le seigneur de Saint-Trivier

En 1365, le seigneur de Saint-Trivier étant en guerre avec le seigneur de Chaneins, le fils de ce dernier fut fait prisonnier. Le comte de Savoie, par sa médiation, apaisa ce différend. Il fut convenu par un traité que toute hostilité cesserait, et que si, à l'avenir, il naissait d'autres sujets de guerre, elle ne pourrait avoir lieu sans qu'au préalable on n'eût pris conseil du comte de Savoie. Sinon les agresseurs seraient regardés comme faux, mauvais et traîtres en toutes cours et places, sans autres preuves.

Restauration

L'église de Chaneins est en cours de restauration depuis 2002 avec l’aide de la Région, du Département, de la Commune et de l’association paroissiale. Madame Penez, conservateur des antiquités et des objets de l’art de l’Ain, et Monsieur Paul Cattin, ancien directeur des archives départementales de l’Ain, ont donné leurs conseils. Les travaux ont été suivis par le cabinet "Architectures Barillot", la Commune étant maître d'ouvrage. Les peintures ont été restaurées par Florence Cremer.

L'extérieur de l'église

Abside de l'église de Chaneins Façade de l'&ecute;glise de Chaneins Façade de l'&ecute;glise de Chaneins
L’abside circulaire est semblable à celle de beaucoup d’églises romanes de la Dombes. Elle est recouverte de tuiles écailles et l’arase est ceinte d’une corniche sobrement moulurée. Plusieurs modillons sont sculptés et présentent des têtes d’angelots. Le clocher, menaçant ruine, a été démoli en 1864. Le clocher actuel se trouve au-dessus de l’entrée qui a été refaite, faisant ainsi disparaître l’ancien porche. L’église fut agrandie vers l’ouest. Gargouilles sur la façade sud qui servaient à l'écoulement de l'eau en sortie de rigoles en pierre. Elles datent du XVe siècle et représentent des animaux grotesques.

La façade sud

Façade sud de l'église de Chaneins Façade sud de l'église de Chaneins Baie de la façade sud
Façade sud de l'église de Chaneins. Les contreforts font deviner les voutes présentes dans l'église. Baie de la façade sud.

L'abside

Abside de l'église de Chaneins Abside de l'église de Chaneins
Abside avec ses contreforts.

La façade nord

Façade nord de l'église de Chaneins Façade nord de l'église de Chaneins
Malgré les reflets, les contreforts présents sur la façade nord font deviner les voutes présentes dans les chapelles latérales.

Façade nord de l'église de Chaneins Façade nord de l'église de Chaneins Façade nord de l'église de Chaneins
Cette tombe montre que le cimetière était autrefois autour de l'église comme souvent. La personne enterrée là était la fille du plus grand planteur de vignes du Beaujolais de son temps. Son mari était cultivateur.

L'intérieur de l'église

En forme de croix latine, la nef mesure 37 m de long et 10/15 m de large.

Le chœur

Chœur de l'église Baie 00 Baie 01 Baie 02
L’abside en cul de four est éclairée par cinq fenêtres en plein cintre, reposant sur dix colonnes cylindriques jumelées. Les chapiteaux sont décorés de motifs floraux reprenant les mêmes symboles qu’à Saint-Paul-de-Varax (feuilles d’eau et feuilles d’acanthe). Les feuilles d’acanthe encadrent la baie principale donnant vers l’est. Le Christ en majesté en bois peint date du XVIIIe siècle. La Baie numéro 00 datant de 1864 représente le Christ bénissant. La Baie numéro 01 datant de 1864 représente la Vierge Marie. La Baie numéro 02 datant de 1864 représente saint Joseph.

Les chapelles situées au nord

Chapelle saint Philomène fondée par Benoît Bachelard, alias Marpandon, sans doute dans la première moitié du XVIe siècle, et en tout cas avant 1559. Si ces dates sont justes, cette chapelle ne pouvait pas être dédiée à l'origine à sainte Philomène qui a été découverte en 1802. Un Benoît Bachelard né en 1550 en Saône-et-Loire était trop jeune, un autre était à l'armée en 1871. Ce dernier aurait pu dédier la chapelle à sainte Philomène à la fin du XIXe siècle.
En savoir plus sur sainte Philomène
Chapelle saint Roch.
En savoir plus sur saint Roch
Cette peinture du XVIe siècle, très abimée, représente un pèlerin de Saint Jacques de Compostelle avec son bourdon qui prie saint Roch en montrant les traces de peste.

La chapelle saint Joseph située au sud

Chapelle saint Joseph Chapelle saint Joseph Chapelle saint Joseph Chapelle saint Joseph
La chapelle saint Joseph, en cours de restauration, fut construite en 1505 par Jean Chabod, comme l’attestent deux importantes tables gravées, incrustées dans le mur ouest et sur lesquelles on peut lire : « Johannès Chabodus sacerdos magister hoc horatorium fieri fecit 1505 ». Les décors du XVIIe siècle présents sur le mur sud représentent en pied à gauche, saint Benoît en robe noire, et à droite, saint Dominique et saint François. Au dessus de ces deux saints, la Vierge, sur une nuée, tend un rosaire. Elle porte l’enfant Jésus, un rosaire dans chaque main. Une piscine gothique est visible. Au-dessus des pierres gravées, une annonciation du XVIIe siècle avec Dieu le Père bénissant, au-dessus de la Vierge et de l’ange Gabriel.

Chapelle saint Joseph Chapelle saint Joseph
Pierres gravées. Texte et traduction des pierres gravées.

Chapelle saint Joseph Chapelle saint Joseph
La clef de voûte polychrome représente Dieu le Père tenant la terre dans sa main gauche.

La chapelle de la Vierge située au sud

La chapelle de la Vierge. Autel de la chapelle de la Vierge. La Vierge.

SourcesSÉCULARISATION et STATUTS DU NOBLE CHAPITRE DE NEUVILLE LES DAMES EN BRESSE